Fracture pertrochantérienne

Traumatologie de la hanche

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Définition

La fracture pertrochantérienne est une fracture fréquente de la hanche, située entre le grand et le petit trochanter du fémur, sous le col du fémur. Elle survient le plus souvent chez la personne âgée après une chute, mais peut également toucher des patients plus jeunes lors de traumatismes à haute énergie.

La fracture pertrochantérienne est une fracture extra-capsulaire du fémur proximal, située entre les trochanters. Elle se distingue de la fracture du col du fémur par sa localisation différente, une vascularisation généralement conservée et des modalités de traitement spécifiques.

Cette fracture nécessite une prise en charge rapide - dans les 48 à 72 heures - afin de permettre une reprise de la marche et d'éviter les complications liées à l'immobilisation prolongée.

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Diagnostic

Le diagnostic est clinique et radiographique. La présentation est typique après une chute chez le sujet âgé.

Symptômes
  • Douleur intense de la hanche après un traumatisme
  • Impotence fonctionnelle : impossibilité de marcher
  • Raccourcissement du membre inférieur
  • Rotation externe du pied caractéristique
  • Gonflement ou hématome local
Signes cliniques
  • Douleur à la palpation de la région trochantérienne
  • Raccourcissement et rotation externe du membre
  • Impossibilité de soulever le membre inférieur
  • Hématome extensif possible
  • État général à évaluer (fracture souvent chez le sujet fragile)
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Examens complémentaires

Le diagnostic repose sur la radiographie. Le scanner est utile dans les formes complexes pour guider le choix de l'implant.

  • 01Radiographies du bassin et de la hanche

    Examen de référence. Permet de visualiser la fracture, de la classer (AO/OTA) et d'orienter le choix du traitement chirurgical.

  • 02Scanner (TDM)

    Utile dans les formes complexes (comminutives, avec atteinte du mur médial) pour analyser précisément les fragments et planifier l'ostéosynthèse.

  • 03Bilan biologique pré-opératoire

    NFS, coagulation, bilan rénal et ionogramme - indispensables pour évaluer les risques anesthésiques et optimiser la préparation à l'intervention.

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Traitement

Traitement non chirurgical

Le traitement conservateur est exceptionnel et réservé aux patients à très haut risque anesthésique avec des fractures non déplacées.

  • Immobilisation au lit avec nursing intensif
  • Traitement antalgique adapté
  • Prévention des complications de décubitus (thrombose, escarres, pneumonie)
  • Mobilisation précoce au fauteuil
  • Réservé aux contre-indications chirurgicales absolues
Traitement chirurgical

Le traitement de référence est chirurgical et doit être réalisé rapidement (idéalement dans les 48 heures). L'objectif est de stabiliser la fracture et de permettre une reprise précoce de l'appui.

  • Enclouage centromédullaire (clou gamma) : technique de référence - clou intra-médullaire avec vis cervico-céphalique, permettant une mise en charge immédiate
  • Plaque vissée (DHS) : alternative dans certaines fractures stables simples
  • Anesthésie rachianesthésie ou générale associée à une anesthésie loco-régionale
  • Durée opératoire : 45 à 90 minutes
  • Lever à J1 post-opératoire avec mise en charge immédiate, rééducation dès le lendemain