Chirurgie Percutanée de l'Épine Calcanéenne

Chirurgie percutanée du pied

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Indications

La chirurgie percutanée de la talalgie d'appui (épine calcanéenne) est indiquée après échec d'un traitement conservateur bien conduit pendant 6 à 12 mois, associant infiltration(s) de corticoïdes, semelles orthopédiques et kinésithérapie.

La persistance de douleurs sous-calcanéennes invalidantes à l'appui, confirmée par l'imagerie, constitue l'indication opératoire.

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Préparation

L'intervention est réalisée en ambulatoire sous anesthésie loco-régionale. Une consultation pré-anesthésique est obligatoire.

01Bilan pré-opératoire
  • Radiographies de profil du pied en charge : visualisation et mesure de l'épine calcanéenne
  • Échographie plantaire pour évaluer l'épaississement de l'aponévrose plantaire
  • Consultation d'anesthésie obligatoire
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Technique opératoire

La chirurgie percutanée des talalgies d'appui consiste à réséquer l'épine calcanéenne et à désinsérer partiellement l'insertion calcanéenne de l'aponévrose plantaire, sous contrôle radioscopique.

01Résection de l'épine calcanéenne
  • Positionnement sous amplificateur de brillance pour localiser précisément l'épine
  • Mini-incision cutanée plantaire médiale de 2 à 3 mm
  • Résection de l'épine calcanéenne à la fraise rotative percutanée sous contrôle radioscopique
  • Contrôle de la bonne résection par fluoroscopie
02Libération de l'aponévrose plantaire
  • Désinsertion de l'insertion calcanéenne de l'aponévrose plantaire à la lame beaver
  • Libération progressive et contrôlée sous contrôle radioscopique
  • Pansement compressif post-opératoire
Durée

20 à 30 minutes

Anesthésie

Anesthésie loco-régionale ± sédation

Hospitalisation

Ambulatoire

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Résultats et suites

La marche en appui complet est autorisée dès le lendemain de l'intervention avec des chaussures souples et confortables.

La disparition des douleurs est progressive sur plusieurs semaines à plusieurs mois. Il faut savoir que la chirurgie de la talalgie plantaire ne fait pas disparaître la douleur chez tous les patients : c'est un recours après échec du traitement médical, pas une solution de première intention.

La désinsertion doit rester partielle : une libération trop complète de l'aponévrose expose à un affaissement de la voûte plantaire et à des douleurs du bord externe du pied, difficiles à traiter.

Suites & récupération
  • Marche en appui complet dès le lendemain
  • Pas d'hospitalisation
  • Reprise progressive des activités en fonction des douleurs
  • Contrôle clinique à 1 mois