Chirurgie de l'épicondylite

Chirurgie du coude

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Indication

La chirurgie de l'épicondylite est indiquée uniquement après échec d'un traitement conservateur bien conduit pendant au moins 6 mois à 1 an. Le traitement médical (repos, anti-inflammatoires, kinésithérapie, infiltrations, ondes de choc) guérit 90 % des patients.

Seuls 5 à 10 % des cas d'épicondylite nécessitent un traitement chirurgical. Il s'agit des formes chroniques et résistantes où la douleur persiste malgré l'ensemble des traitements conservateurs, entraînant une gêne fonctionnelle importante dans la vie quotidienne et professionnelle.

La chirurgie peut également être indiquée en cas de compression associée du nerf radial au niveau de l'arcade de Frohse (syndrome du nerf interosseux postérieur), qui entretient les douleurs latérales du coude.

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Préparation à l'opération

La confirmation de l'échec du traitement conservateur sur une durée suffisante est un prérequis indispensable.

01Consultation chirurgicale
  • Examen clinique, confirmation de l'épicondylite et de l'échec des traitements conservateurs sur au moins 6 mois
02Bilan d'imagerie
  • Radiographies standard, échographie et/ou IRM pour évaluer l'état des tendons et rechercher des lésions associées
03Bilan préopératoire
  • Choix de l'anesthésie locorégionale ou générale
04Préparation personnelle
  • Arrêt des traitements selon les consignes médicales
05Organisation post-opératoire
  • Information du patient : la récupération complète demande plusieurs mois
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Traitement chirurgical

L'intervention consiste à libérer l'insertion pathologique des tendons épicondyliens pour permettre une cicatrisation sur tissu sain. Plusieurs techniques sont possibles selon l'expérience du chirurgien.

01Technique chirurgicale
  • Technique arthroscopique : excision sélective de la zone pathologique sous contrôle caméra, avec exploration articulaire complète
  • Ou technique à ciel ouvert : incision latérale, identification des muscles épicondyliens, désinsertion de l'humérus, excision des zones endommagées et avivage osseux
  • Ou geste percutané par courte incision : les données comparatives disponibles ne montrent pas de supériorité par rapport aux techniques ouverte et arthroscopique
02Gestes complémentaires
  • Libération du nerf radial à l'arcade de Frohse si une compression nerveuse est associée
03Réparation
  • Réinsertion du tendon sain sur l'os avivé
Durée

Environ 30 à 60 minutes selon la technique

Anesthésie

Anesthésie locorégionale ou générale

Hospitalisation

Ambulatoire (retour à domicile le jour même)

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Résultats attendus

Lorsque l'indication a été posée avec soin, après épuisement du traitement conservateur, la douleur est nettement améliorée chez environ huit patients sur dix. Une gêne résiduelle aux efforts de préhension est possible.

Aucune des techniques n'a démontré de supériorité sur les autres en termes de résultat à un an. Le choix dépend des lésions constatées et de l'expérience de l'opérateur.

Suites & récupération
  • Attelle du poignet pendant 1 à 2 semaines
  • Rééducation progressive avec kinésithérapie spécifique
  • Début du renforcement musculaire vers la 4e semaine
  • Disparition progressive de la douleur sur trois à six mois : l'amélioration n'est pas immédiate et une aggravation transitoire les premières semaines est habituelle
  • Conduite automobile vers 6 semaines
  • Reprise du travail vers 8 semaines (selon la profession)
  • Activités sportives progressivement à partir du 3e mois
  • Port de bracelet épicondylien conseillé pendant la reprise sportive